S'il est évident que les navires de pêche ne sauraient être tenus, par le droit conventionnel ou par le droit international coutumier, de demander l'autorisation de transiter dans une mer territoriale, toute proposition visant à instituer une telle exigence pour la ZEE ou la zone de pêche ne se fonde sur aucun précédent juridique même dans des secteurs considérés comme faisant partie intégrante du territoire national. Alors qu'il existe incontestablement des problèmes différents quant à l'application de la réglementation halieutique dans la vaste étendue de 188 milles au delà d'une mer territoriale de 12 milles que dans cette dernière prise isolément, ces différences ne semblent pas suffisamment substantielles pour autoriser une modification draconienne du régime de navigation. Il conviendrait d'envisager en priorité les autres options possibles moins menaçantes pour l'intérêt général, constituées par une navigation sans obstacles.